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On en fait + pour vous

Rodrigue, membre du Comité-Clients, a testé le OnePlus 7T !

 

Bouygues Telecom m’a proposé un test d’usage du Oneplus 7T, et c’est avec plaisir que j’ai accepté dans l’idée de partager un test « live ». Il y a très longtemps j’ai utilisé le OnePlus One, la première génération du constructeur avant de passer directement au Oneplus X, j’attends par conséquent une surprise de taille car de l’eau a coulé sous les ponts. En première impression je dirai que tout en gardant ses particularités OnePlus a su se mettre au goût du jour avec l’écran et l’appareil photo, les principales utilisations des smartphones aujourd’hui étant le visionnage de vidéos/photos et l’enregistrement de ces même photos et vidéos, c’est un bon pari. L’écrin est plutôt agréable aux yeux et il est à l’heure actuelle un des mieux notés par tous les grands sites web de test (lesnumériques.com, 01.net, frandoid.fr). Personnellement je ne ferai pas de mesures scientifiques ni de crash test mais je donnerai mon avis d’usager (averti) avec mes (nombreux) usages quotidiens. C’est parti.

Design et ergonomie

Le design est sobre, fin et élégant avec un pourtour métallique séparant les deux faces de verre du OnePlus 7T. Sur le pourtour sont logées les touches à la façon OnePlus c’est-à-dire : à droite un petit bouton pour passer en mode silencieux d’un coup d’index et juste en-dessous le bouton de démarrage, un peu plus grand. C’est à gauche qu’on trouvera le bouton du volume, ce qui n’est pas fréquent. Il faut se faire à ses repères car les habitudes sont tenaces et au début j’ai souvent éteint le téléphone pour monter le volume.

La face avant est formée d’un écran de 6,55 pouces (16,64 cm) de diagonale avec pour seul espace vide et noir l’emplacement de la caméra avant. L’emplacement de la caméra est en forme de goutte d’eau, une solution commune désormais, ce qui permet d’exploiter 88% de la surface de l’écran. Très confortable à première vue. Je donne plus de détails plus loin.

La face arrière est aussi en verre mais avec un effet dépoli qui laisse moins de traces de doigts que les précédents verres brillants. La surface arrière n’est interrompue que par un disque au milieu du tiers haut du smartphone. Le disque englobe les trois caméras arrière avec un très grand angle (équiv. 17mm), un grand angle (équiv. 26mm) et un standard (équiv. 50mm) ainsi que le flash.

Ce disque proéminent a des avantages et des inconvénients. L’avantage c’est la stabilité de l’appareil posé sur le dos. Il ne se balance pas comme avec les appareils avec des objectifs en ligne (par exemple le Huawei P20 ou P30). L’inconvénient est surtout esthétique, on aime ou pas.

Le OnePlus 7T tient bien dans une main de taille moyenne comme la mienne, il est assez compact, mais il glisse un peu si on ne le tient pas de tous ces doigts. La tenue « élégante » à deux doigts avec le petit en l’air est risquée alors une coque même silicone me semble obligatoire.

Mais où se logent les cartes SIM ? Étrangeté : le slot des 2 cartes SIM (nano) est sur la tranche du bas, côté gauche contrairement au OnePlus 7. Ce n’est pas gênant, mais c’est là qu’on trouve habituellement la prise jack pour le casque qui pour le coup est absente du smartphone.

Les haut-parleurs sont au nombre de deux : un sur la tranche du bas (à droite), bien visible, et l’autre entre l’écran et la tranche du haut, à peine visible. Ce positionnement permet un visionnage en mode paysage avec un effet stéréo…mais qui utilise encore les haut-parleurs du téléphone ?

Entre le haut-parleur du bas et le slot pour la carte SIM on trouve une prise USB-C, le meilleur choix d’USB du moment, excellent.

Le tout est léger dans la poche : 190g sans coque. Je ne l’ai pas senti tout au long de la période d’essai.

 

Navigation dans l’interface

Depuis ses début OnePlus a choisi d’utiliser Android sans surcouche lourde. La surcouche c’est la partie logicielle greffée par le constructeur sur le système d’exploitation Android. OxygenOS est léger comme l’air et ne vient pas ralentir les applications ce qui rend la navigation fluide. On trouve rapidement ses marques dans la navigation par geste installée par défaut. Si cela ne vous convient pas comme on peut à peu près tout paramétrer, vous avez même accès au mode développeur, vous pouvez retrouver vos habitudes d’avant.

Capteurs

Toute la panoplie est là : un capteur d’empreinte digitale sous l’écran, un accéléromètre, une boussole électronique, un gyroscope, un capteur de luminosité, un capteur de proximité…

Le capteur d’empreinte est long à paramétrer mais c’est la dure loi de la précision pour tous les constructeurs. Ensuite il réagit au quart de tour. Très pratique si on a paramétré le déblocage par reconnaissance faciale mais que la nuit venant cette dernière patine.

La luminosité de l’écran peut être automatiquement réglée grâce au capteur de luminosité. Je l’ai vu patiner une ou deux fois. L’adaptation prend alors une seconde de plus (non mesuré) rien d’ennuyeux.

Le gyroscope (qui vous aide lors de l’utilisation du GPS pour connaître le sens de rotation de la voiture ou de vous-même si vous êtes à pied par exemple) a fait un sans-faute avec moi.

Le capteur de proximité me sert essentiellement lorsque je téléphone. Il désactive l’écran tactile pour éviter le fonctionnement des touches lorsque la joue se pose dessus. Pas de raté de ce côté-là non plus. Cela arrive sur d’autres téléphones, et s’il n’est pas assez réactif vous raccrochez au nez de votre interlocuteur.

Je n’ai pas pu tester le NFC car je n’ai pas de services avec cette technologie, mais il est bien présent.

 

Sécurité

Les systèmes de (dé-)verrouillage classiques sont présents : gestes, code et empreinte digitale. Vous pouvez y ajouter la reconnaissance faciale. Celle-ci est très rapide même si la lumière manque un peu. Dans la pénombre il faudra utiliser les autres moyens.

 

Réseaux et diffusion

Le Wifi accroche vite et bien. Le signal de la box au rez-de-chaussée de mon domicile est parfaitement capté avec une réception au poil presque aussi bien que le répéteur de l’étage. Bluffant.

Le Bluetooth est efficace autant dans ma voiture que sur le reste des appareils dont je dispose (smartwatch et enceintes essentiellement). C’est la version 5.0 qui équipe le OnePlus 7T et ça aide. Le rayon d’action est plus grand et les fréquences musicales mieux portées.

Googlecast est efficace et fluide sur la Bbox. La manipulation autrefois bancale est d’une simplicité enfantine. Aussi simple et rapide que le bluetooth dans sa mise en route.

La localisation (nommée trop souvent à tort GPS) utilise les système GPS mais aussi GLONASS, Galileo et Beidou…en fait tous les systèmes de localisation par satellite existant. Mais il n’est ni plus précis ni moins précis que sur un autre téléphone. Il « accroche » avec une latence normale. Il possède la même précision que d’autres en se servant des autres moyens de localisation comme le Wifi.

Le réseau mobile est au top sur ce téléphone. Le VoLTE fait le plein de barres dans mon village.

 

Écran

Depuis ses débuts, OnePlus porte beaucoup d’attention à l’écran. On a ici un écran AMOLED de 2 400 x 1 080 px avec 402 ppi (points par pouce) ce qui apporte précision et profondeur dans les noirs. Vous pouvez choisir parmi trois « types » de colorimétries. J’ai choisi comme toujours le mode naturel qui permet de visionner très clairement sans avoir les yeux qui piquent avec des couleurs trop vives. La température de couleur est tout à fait correcte ni trop rouge-jaune, ni trop bleue-verte.

Les 90Hz de l’écran sont un luxe que peu de smartphones possèdent…mais pas vraiment utile à première vue du moins dans un usage classique de la vidéo. Ce taux de rafraîchissement pourra plaire à certains sur des jeux très rapides ou si vous scrollez très rapidement sur l’écran et que vous détestez les saccades, mais pour les usages quotidiens…mouais.

Le format 20:9 est intéressant car il permet de ne pas être embêté par l’encoche de la caméra avant lorsqu’on visionne en 18:9, un confort non négligeable. Les vidéos en streaming ou enregistrées sont un régal sur cet écran.

Dans le registre de la réactivité, le tactile réagit bien et rapidement, je n’ai pas remarqué de latence.

 

Photos/Vidéo

Pour la photo on retrouve les possibilités d’autres téléphones de la même gamme : photo auto, portrait, paysage nocturne, HDR et macro. Dans le tiroir de l’appli on trouve le mode « pro » avec des iso allant théoriquement jusqu’à 3200. Pour le reste le flash et ses variantes tout comme le minuteur sont devenus classiques.

Le principal objectif délivre théoriquement 48 Mpx (mégapixels) ce qui est plus que largement suffisant. C’est un capteur Sony donc aucune crainte à avoir. Dans les faits il fait du 12 Mpx pour que la nuit un maximum de lumière soit captée.

De jour les photos sont très bonnes avec des couleurs assez justes et les détails précis. De nuit, il tient très bien au détriment parfois du temps de pause nécessairement augmenté donc attention au flou bougé.

Le téléobjectif propose un maximum de x2 en mode optique qui s’en tire bien. On peut monter plus haut avec un zoom numérique en acceptant une qualité de l’image en baisse.

Le mode macro est amusant mais attention à la stabilité et à la quantité de lumière car en vous approchant de très près vous cachez la lumière arrivant sur l’objet photographié.

Le module frontal de 16 Mpx fait des selfies de qualité supérieure avec des flous d’arrière-plan (bokeh) bien tenus (pas d’exagération grotesque comme certains autres appareils).

La vidéo est fluide et précise : on peut aller jusqu’au 4K avec une image stabilisée et 60 fps (images par seconde).

 

Audio

J’ai trouvé le son de très bonne qualité sur les haut-parleurs de l’appareil. Dans les aigus comme dans les graves on trouve des dimensions pour le son d’une vidéo, assez étonnant au vu la taille des haut-parleurs. Bien sûr le casque reproduira plus précisément toutes les fréquences (d’autant que le système Dolby Atmos est embarqué) mais il faudra vous munir d’un casque Bluetooth puisqu’il n’y a pas de prise jack à moins d’acheter un câble USB-C vers jack. En Bluetooth, le son passe sans coupure et sans distorsion. Détail amusant la présentation sur le site du constructeur n’évoque pas la qualité audio. Ils devraient c’est aussi un des grands usages du smartphone.

 

Performances

Lorsque le Wi-Fi et le réseau mobile sont en marche apparaît le conflit que j’ai déjà constaté sur d’autres téléphones fait patiner le téléchargement. Il faut alors en déconnecter un, généralement le Wi-Fi.

Avec la puissance qu’offre ce smartphone l’exécution des tâches mêmes gourmandes en ressources avec des fenêtre multiples est tout à fait à l’aise. Il faut dire que le OnePlus 7T est doté d’un Snapdragon de dernière génération (855+), le 865 n’étant pas encore dans les boîtes, et de 8Go de RAM. La dernière mouture d’Android (10) et d’Oxygen OS (la surcouche légère de OnePlus) viennent faire tourner l’appareil sans la moindre sortie de route. Je n’ai pas testé de jeux n’étant pas joueur sur smartphone.

 

Autonomie

Avec en permanence le Wi-FI, le Bluetooth et la localisation en plein travail (lors de l’installation de l’appareil) : les 3 800 mAh de la batterie tiennent la journée et plus (restent 35%). Une fois tous les téléchargements et les mises à jour faites, on arrive en fin de journée avec 70% de batterie avec les mêmes capteurs allumés. On peut par conséquent espérer tenir 2 journées avec une charge si on ne pousse pas sur les jeux et le streaming.

Une recharge rapide sécurise les plus gourmands en énergie (chargeur 30 W) puisqu’on peut recharger en 1h si on est à 30% (je déconseille les décharges complètes de la batterie, c’est dans ces 30% qu’on consomme le plus lors d’une recharge de batterie, pas très éco-responsable, et qu’on le fatigue le plus). En théorie, il faut 1h30 pour une charge complète d’après le constructeur.

 

Conclusion

Dans l’ensemble le Oneplus 7T est un téléphone qui rivalise bien avec les plus grands, tenant son rôle de « flagship killer ». Pour moi il a réussi à tous les niveaux de mes exigences. En photo, il serait presque parfait avec un mode photo plus efficace de nuit. Il est cependant au niveau des très bons dans ce domaine. En lecture vidéo il est tout aussi à l’aise et l’écran a bien été étudié pour la question. Les applis quotidiennes n’ont pas de latence au démarrage, tout est fluide Son élégance ne peut que plaire mis à part le disque sur la face arrière que je trouve personnellement très discret. L’autonomie est très bonne même si la localisation, le Bluetooth et le Wi-Fi sont en marche. On peut y stocker suffisamment de musique, de photos et autres fichiers (128Go) ce qui en fait un vrai appareil pour la mobilité d’un technophile.