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On s'engage

Comprendre l’impact environnemental de la vidéo en ligne et les conseils pour le réduire

Si elle a relégué au placard nos DVD et autres Blu-Ray, la vidéo en ligne n’est pas pour autant un usage dématérialisé. À elle toute seule, la vidéo en ligne représente plus de 60 % du flux mondial de données (1) et environ 1 % des émissions de gaz à effet de serre mondiales (2). On vous détaille les différentes sources d’impact et surtout les bonnes pratiques à adopter pour un usage plus responsable du numérique.

 

Stockée dans des centres de données, qu’il faut alimenter et refroidir continuellement, la vidéo en ligne est acheminée jusqu’à nos ordinateurs, TV connectées, tablettes et téléphones par des réseaux (mobile, fibre optique, câbles, etc.) qu’il faut fabriquer et alimenter. Tous ces processus consomment de l’électricité, dont la fabrication est le plus souvent émettrice de gaz à effet de serre.

 

De quoi parle-t-on avec la vidéo en ligne ?

Il y a bien sûr la VOD (video on demand ou vidéo à la demande), un service qui permet de regarder des vidéos en ligne, avec l’incontournable Netflix, qui en 2019 représentait près de 13 % du trafic mondial Internet (1), suivis par Amazon Prime Video et consorts. Il y a aussi les plateformes de streaming vidéo, comme YouTube (9 % du trafic mondial d’Internet (1)) ou Dailymotion entre autres. Mais les vidéos en ligne, ce sont aussi les replays de programmes télévisés, le streaming pornographique, les stories et vidéos partagées sur les réseaux sociaux, etc. 

Si on détaille le poids de chaque catégorie : 

  • les plateformes de VOD pèsent 34 % du trafic de la vidéo en ligne, 
  • la pornographie 27 %
  • les « Tubes » (YouTube, etc.) 21 % 
  • les autres plateformes de streaming vidéo, dont les réseaux sociaux, 18 % (2).

Quelques équivalences pour comprendre le poids de la vidéo en ligne

Difficile de mesurer l’impact réel de notre consommation de vidéo en ligne avec des chiffres qui peuvent sembler très abstraits. Ces quelques équivalences devraient vous aider à y voir plus clair : 

  • 10 heures de film en HD (haute définition) correspondent à l’intégralité des articles (compressés !) en anglais de Wikipédia, soit environ 16 GigaBits de données. (2)
  • Les émissions de gaz à effet de serre des services de vidéos à la demande (Netflix, Amazon Prime Video…) équivalent à celles d’un pays comme le Chili (2), soit plus de 100 millions de tonnes de CO² par an, ou près de 0,3% des émissions mondiales. 

 

Une consommation de vidéo en ligne qui continue d’augmenter

La démocratisation de la 4K et bientôt de la 8K continue à faire grimper la bande passante mobilisée par notre consommation de vidéos en ligne. La consommation de vidéo à la demande est en forte augmentation : plus de 3 millions de Français déclaraient y avoir recours en 2019 (3) et 1,7 million de personnes regardent tous les jours la SVOD (service de vidéo à la demande sur abonnement mensuel ou annuel) en France (3)

Dans l’Hexagone toujours, 63 % des consommateurs de vidéo à la demande ont entre 15 et 34 ans et les 15-24 avouent regarder des vidéos par abonnement 2 h 58 par jour (3).

 

Les bons réflexes à adopter pour une consommation plus responsable de la vidéo en ligne

En attendant que les plateformes vidéo s’attellent à réduire, dès leur genèse, le poids des vidéos qui transitent sur le réseau, vous pouvez agir, à votre niveau, pour profiter des atouts du numérique tout en limitant votre impact environnemental.

  • Diminuer la résolution de vos vidéos selon la taille de votre écran. Par défaut, la résolution standard (SD) convient déjà très bien pour l’immense majorité des contenus. Vous pouvez modifier cela dans les paramètres de vos plateformes de VOD et de streaming.
  • Regardez vos vidéos en Wi-Fi plutôt que via le réseau mobile, qui consomme jusqu’à 25 fois(4) plus que le Wi-Fi. Dès que possible, connectez-vous au Wi-Fi pour économiser la bande passante sur le réseau mobile. 
  • Faites un tour dans les paramètres de vos plateformes de VOD pour désactiver la lecture automatique (autoplay) de bande-annonce.
  • Sur YouTube, cliquez sur les paramètres directement dans le player, et désactivez « Lecture automatique ».

  • Sur Facebook, rendez-vous dans les paramètres de votre profil et allez chercher « Vidéos » tout en bas de la liste. Désactivez la lecture automatique, et profitez-en pour passer en « Définition standard uniquement » pour réduire la résolution des vidéos regardées sur la plateforme.

 

 

Un internaute averti en valant dix, à vous de jouer désormais pour profiter du meilleur du numérique tout en préservant les ressources de la planète !

 

Aujourd’hui quantifier l’impact du numérique est complexe et il existe différentes manières de calculer, en particulier sur l’énergie. Nous nous sommes basés sur trois études.

 

1 – Sandvine, Global Internet Phenomena Report, septembre 2019.

2 – The Shift Project, Climat – L’insoutenable usage de la vidéo en ligne, juillet 2019. 

3 – Étude Cabinet NPA Conseil, Janvier 2019.

4 – Article Greenit.fr, Internet mobile : la 4G est-elle une abomination énergétique ? mars 2016

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