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Les notions clés pour comprendre la fracture numérique

Déclaration d’impôts, recherche d’emploi, consultation des relevés bancaires… Alors que de nombreuses démarches du quotidien s’effectuent désormais en ligne, une part importante des Français est exclue de cette révolution ou rencontre des difficultés avec les usages du numérique. Selon l’Insee, en 2019, 17 % de la population était touchée par l’illectronisme (1). On vous explique cela plus en détails.

 

Le concept de fracture numérique a fait son apparition dans le débat public il y a déjà plusieurs années. Elle désigne des disparités dans l’accès à l’Internet, par manque de moyens ou d’infrastructures numériques, mais aussi des difficultés à utiliser les outils numériques. Alors que l’État accélère la dématérialisation des services publics, la pandémie liée à la Covid-19 a rappelé que nous ne sommes pas tous égaux face au numérique.
Définir les différents aspects de la fracture numérique permet de mieux comprendre les enjeux actuels mais également les solutions proposées pour y faire face.

 

Les définitions pour comprendre la fracture numérique

  • Abandonnistes : ce terme désigne les personnes ayant renoncé à effectuer une démarche car elle nécessitait d’utiliser Internet. En 2018, la part d’abandonnistes dans la population française grimpait à 19 % (2).
  • Accès Internet : possibilité de se connecter au réseau Internet via l’ADSL, la fibre ou un réseau mobile. 12 % des Français ne disposent d’aucun accès à Internet depuis leur domicile (1).
  • Compétences numériques de base : La Commission européenne distingue quatre grandes familles de compétences numériques indispensables au bon usage des outils numériques.
    • La recherche d’information (sur des produits,des services, un emploi, etc.)
    • La communication en ligne (envoyer ou recevoir des courriels, etc.)
    • La résolution de problèmes (accéder à son compte bancaire en ligne, copier des fichiers, etc.)
    • L’usage de logiciels (traitement de texte, etc.)

Aujourd’hui, 38 % des Français manquent d’au moins une compétence de base. Plus d’un Français sur trois ne sait pas utiliser de logiciel et une personne sur cinq ne sait pas communiquer via Internet (1).

  • Dématérialisation : appliqué au numérique, ce terme désigne le fait de remplacer un support matériel (formulaire, déclaration d’impôts sur papier, etc.) au profit de fichiers informatiques ou de formulaires à remplir directement en ligne. L’État a annoncé viser 100 % de dématérialisation des services publics à horizon 2022.
  • Exclusion sociale : ce terme désigne la relégation ou marginalisation d’individus ne correspondant pas ou plus au modèle dominant d’une société. Elle constitue un processus de rupture progressive des liens sociaux. Dans le cas du numérique, sont exclus tous ceux qui rencontrent des difficultés à utiliser les outils numériques, faute d’accès à Internet, d’équipement ou de compétences. Alors qu’en avril 2020, l’Observatoire du numérique indiquait que près de 75 % des démarches administratives (3) sont déjà réalisables en ligne, cette notion pose la question de l’égalité entre les citoyens.
  • Fracture numérique : elle désigne les disparités d’accès aux technologies informatiques et notamment Internet.
    • Fracture numérique générationnelle : les personnes âgées de plus de 60 ans apparaissent comme les grands laissés pour compte de la révolution numérique. 67 % des plus de 75 ans sont concernés par l’illectronisme (1) et plus de la moitié n’a pas accès à Internet depuis leur domicile. Quand il s’agit de naviguer sur Internet, près de 60 % des plus de 70 ans trouvent cela difficile, contre seulement 7 % de la population globale (2).
    • Fracture numérique géographique : elle désigne les disparités de couverture Internet entre les territoires, notamment dans les zones rurales où le déploiement des réseaux mobile et fixe s’est fait plus progressivement. Aujourd’hui, cette fracture tend à se réduire et ce sont plutôt les disparités dans l’accès et l’usage des outils numériques qui prennent le pas.

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  • Illectronisme : ce néologisme associe « illettrisme » et « électronique » pour décrire la difficulté, voire l’incapacité, rencontrée par une personne à utiliser les outils numériques, en raison d’un manque ou d’une absence de connaissances sur leur fonctionnement. On parle aussi parfois d’illettrisme numérique ou d’inhabileté numérique. L’Insee estime que 17 % des Français sont touchés par l’illectronisme (1) : 15 % ne sont pas connectés à Internet et 2 % déclarent n’avoir aucune compétence numérique.
  • Inclusion numérique : ce processus vise à rendre le numérique (principalement la téléphonie et Internet) accessible à tous, en transmettant les compétences numériques nécessaires pour utiliser ces outils.
  • Taux d’équipement : cette notion regroupe l’équipement des foyers en appareils numériques connectés à Internet : téléphone, tablette, ordinateur, etc. Lorsqu’un foyer possède plusieurs appareils, on parle de multi-équipements. En 2019, 76 % des Français possédaient un ordinateur et 77 % un smartphone, l’équipement préféré de plus d’un Français sur deux pour se connecter à Internet (4).

 

Quelles pistes pour réduire la fracture numérique ?

Les pouvoirs publics font de l’inclusion numérique une mission prioritaire afin de garantir un accès équitable aux services administratifs à tous les Français, avec le Plan National pour un Numérique Inclusif. 10 000 lieux de médiation numérique existent déjà sur le territoire. Ils permettent d’effectuer ses démarches en ligne, se connecter à des ordinateurs et tablettes en libre accès, se former à distance, recevoir des conseils, etc. L’intelligence artificielle devrait aussi permettre de réduire les difficultés d’accès aux services en ligne grâce aux interactions vocales… à condition que l’illectronisme soit intégré dès la conception de nouveaux services ou sites web.
Des associations, comme la Croix Rouge Française ou Emmaüs Connect se mobilisent pour récolter des dons en faveur de l’inclusion numérique et assurer des formations. Quant au ministère de l’Enseignement supérieur, il a lancé pendant le confinement une campagne de dons de matériel informatique à destination des étudiants.

 

Bouygues Telecom, opérateur engagé pour réduire la fracture numérique

Convaincu que maintenir les relations sociales grâce au numérique est essentiel, durant la période de confinement, Bouygues Telecom a fait don au Samu Social d’Île-de-France de 600 4G Box équipées d’une carte Sim. Ces 4G Box ont permis d’apporter Internet dans les centres d’hébergement et hôtels du Samu Social d’Île-de-France, afin que les personnes en grande fragilité économique puissent garder le lien avec leurs proches, poursuivre l’éducation des enfants et se divertir. En partenariat avec la Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, la Fondation Bouygues Telecom a également contribué à équiper d’une tablette 340 personnes fragiles et isolées, notamment dans les Ehpad, afin qu’elles restent en contact avec leurs familles.

En partenariat avec les autres opérateurs français, Bouygues Telecom s’est par ailleurs engagé auprès du gouvernement à couvrir en 4G la totalité des zones blanches en 2022 via un partage des installations. En 2019, nous avons poursuivi le développement de notre réseau fibre en déployant 4,8 millions de nouvelles prises, pour un total de 12 millions de logements et locaux professionnels éligibles.

 

1 – Source Insee, étude de novembre 2019.
2 – Étude CSA sur l’illectronisme réalisée pour le Syndicat de la presse, mars 2018.
3 – Observatoire de la dématérialisation, avril 2020.
4 – Baromètre du Numérique, ARCEP, juin 2019.

Présentation de la Fondation Bouygues Telecom

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